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Historique

En 1994, devant l’ampleur de l’épidémie VIH qui décime les populations d’usagers de drogues du Pays Basque, des professionnels libéraux (médecins, pharmaciens et autres intervenants) se mobilisent pour mettre en commun leurs pratiques et faire prendre conscience aux Pouvoirs Publics de la nécessité de mettre en place une réelle politique de Réduction des Risques.
En Février 1995, le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) crée un poste de médecin hospitalier réparti entre la coordination du réseau, l’Equipe de Liaison et de Soins aux Usagers de Drogues (ELISUD) et 50 % de détachement auprès du Centre Méthadone.
Dans le même temps, les professionnels libéraux déposent les statuts de leur Association RESAPSUD (Réseau Sud Aquitain des Professionnels des Soins aux Usagers de Drogues) à la préfecture le 29 janvier 1996.
En 1998, le Réseau Toxicomanie Ville Hôpital Côte Basque voit le jour par la signature de la Convention Constitutive du Réseau. Celle-ci est signée par Resapsud, le CHCB, les deux Centres de Soins Spécialisés aux Toxicomanes (ARIT et BIZIA) et la DDASS. Le CHCB assure l’hébergement du Réseau, son fonctionnement est délégué à Resapsud .
Le dispositif en réseau se révèle très performant dans la prise en charge des usagers de drogues, du fait, en particulier d’un large accès aux soins et aux traitements de substitution aux opiacés par Méthadone et Buprénorphine.

A partir de 2001, la MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre les Drohues et la Toxicomanie) encourage le dispositif existant à évoluer vers une approche plus globale des conduites addictives en s’intéressant plus aux comportements (usage, abus, dépendance) qu’aux produits. Dès lors, sont concernées toutes les substances psycho-actives (alcool, tabac, opiacés, cocaïne, cannabis, psycho stimulants, médicaments détournés de leur usage…) mais également les addictions sans substance (addiction au sport, jeu pathologique, cyberdépendance…), le terme toxicomanie est remplacé par celui d’Addictologie.
Des consultations tabac, alcool, puis cannabis et psychostimulants sont mises en place, ELISUD devient ELSA (Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie), s’investit en alcoologie et tabacologie. Dans le même mouvement, l’association de praticiens de ville s’engage dans cette évolution et, en 2005, RESAPSUD devient RESAPSAD (Réseau Sud Aquitain des Professionnels de Soins en Addictologie), les CSST étendent leur champ d’actions vers toutes les addictions.
Dès 2003 - 2005, RESAPSAD, en collaboration avec l’ANPAA 64 participe au Programme Régional Alcool Aquitain en formant 65 % des médecins généralistes libéraux au « Repérage Précoce et Intervention Brève » en alcoologie.

En Juillet 2005, le réseau RESAPSAD est mandaté par la Dotation Régionale de Développement des Réseaux, pour développer la partie ville du réseau. Une cellule de coordination médicale est constituée, un médecin coordinateur pour le secteur hospitalier, un médecin coordinateur pour la partie ville. Le réseau souhaite alors évoluer vers un réseau addiction plus élargi incluant le CSST (Centre de Soins Spécialisés aux Toxicomanes) avec hébergement Suerte, l’ANPAA 64 ainsi que l’association ARSA et son service d’appartement à coordination thérapeutique.

Dés 2007, le réseau met à disposition de toutes les structures d’addictologie et d’hépatologie locales, privées et publiques, un appareil de Fibroscan permettant le dépistage précoce de la fibrose hépatique dans les hépatites virales, alcooliques ou métaboliques. Ce projet vise à renforcer les liens entre les partenaires de l’addictologie et des services d’hépatologie pour permettre une prise en charge précoce des patients porteurs d’hépatites virales B et C ou de co-infections VIH-VHC.
Le réseau s’est enrichi d’un partenariat avec la périnatalité initié au décours de la prise en charge des futures mères toxicomanes et renforcé avec la création du groupe de travail SudAquiSaf en 2006 puis du groupe Addiction&Grossesse du réseau périnatalité de proximité en 2009.

Depuis sa création, le réseau a régulièrement évalué par le biais d’enquêtes auprès des pharmacies de la CPAM de Bayonne (1996, 1998, 2002, 2006, 2008) la délivrance des traitements par méthadone et buprénorphine. Ces enquêtes ont permis de recueillir et de voir évoluer les données épidémiologiques locales sur la dépendance aux opiacés, de les comparer aux données nationales ou régionales, d’évaluer les actions de réduction des risques, la délivrance des traitements annexes (les traitements anxiolytiques/sédatifs/hypnotiques, antidépresseurs, neuroleptiques, anti-VIH et anti-VHC) mais aussi de faire évoluer les pratiques professionnelles.

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